Nous
vous livrons ici, quelques réflexions fondées sur
l'expérience de plus de 12 années de
formation professionnelle des Agent de Recherche privés
plus connus sous le nom de détective ou enquêteur
privé.
Une
profession difficile :
1
- Le détective doit mettre à jour les ambiguïtés
et les erreurs ;
2 - Le détective doit collecter des éléments
de preuves et/ou d'informations ;
3 - Le détective doit contribuer à rétablir
la vérité pour réparer le préjudice
estimé par son client;
4 - Le détective doit s'interdire toutes atteintes à l'intimité de
la vie privée, tout en entrant dans la vie privé de
l'autre.
On
l'aura compris, l'exercice de la profession suppose d'acquérir
un savoir faire, des compétences et des techniques.
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L’Agent
Privé de Recherches exerce une profession
libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir,
même sans faire état de sa qualité ni
révéler l'objet de sa mission, des
informations ou renseignements destinés à des
tiers, en vue de la défense de leurs intérêts.
Extraits
de l'article 20 du titre II de la loi 83-639 du 12 juillet
1983
modifiée par la loi 2003-239 du 18 mars 2003
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Les
compétences pour devenir détective ou enquêteur
privé :
Le
détective tire sa crédibilité, uniquement
du service qu'il réussit à rendre au citoyen (résultat)
en fonction des moyens qu'il engage.
Il
ne doit son indépendance qu'au seul fait qu'il a une obligation
de moyens et non de résultats.
Il
est un citoyen comme les autres, il n'est pas au-dessus des lois.
Les
qualités demandées au détective privé sont
:
1
- Sagacité;
2 - Vigilance ;
3 - Compétence;
4 - Conscience;
5 - Responsabilité;
6 - Courage;
7 - Rigueur;
| Le
détective est souvent le dernier recours du citoyen,
il devient alors un auxiliaire de la vérité.
1 - Il redonne dignité à ceux qui l'ont perdu
;
2 - Il éclaire par ces informations les zones d'hombre ;
3 - Il conseille;
4 - Il contribue au bon déroulement de la justice ;
5 - Il intervient souvent lorsque la démocratie et les droits de l'homme
sont menacés.
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Compte
tenu de ce qui précède, des questions reviennent
régulièrement :
- L'enseignement des métiers de l'investigation est-il
une condition nécessaire et indispensable à l'exercice
du métier ?
- Le recrutement des écoles ne conduit-il pas à privilégier
des profils très universitaires, des élites, peu
au fait de la réalité quotidienne ?
- Peut-on apprendre la curiosité, l'intérêt
pour les autres dans une école?..
- L'enseignement du détective est-il simple?
Nous
avons tendance à penser que ces questions sont salutaires,
pour les détectives en activité comme pour les
futurs professionnels, et bien entendu pour les écoles.
En France, nous restons solidement attachés au principe
d'une profession fermée secrète, discrète,
non contrôlée par un hypothétique "ordre
des détectives".
Dans les autres professions comme dans la notre, un "stagiaire" dûment
formé par une école dont le titre est inscrit au
RNCP est a priori bien formé et jugé compétent,
mais il va,
très vite être confronté dans n'importe quelle
agence de détective ou dans l'exercice de ses missions à des
collègues qui auront suivi un cursus différent puisqu'ils
sont autodidactes.
Nous
pensons que le passage par une école spécialisée
(inscrit au RNCP) est profitable. Il reste un investissement
personnel pour le détective formé mais aussi un
avantage pour l'employeur qui investit dans l'intelligence.
Le
métier de détective ne s'improvise pas mais s'enseigne
et s'apprend; c'est un enrichissement pour les jeunes détective
en herbe et sûrement un avantage pour le public.
De
ces considérations il découle que l'enseignement
du détective doit s'attacher à définir des
contenus spécifiques en plus de ceux imposés par
la loi et que l'on ne peut pas prendre comme type un simple schéma
fondé sur une transmission de connaissances universitaires
.
Nous
pensons qu'il faut donner la priorité aux enseignements
des travaux pratiques, la
reproduction de situations professionnelles, par rapport aux enseignements
théoriques sur table.
C'est
pour cela qu'il est important de fixer l'évaluation d'un
niveau de culture générale à l'entrée à la
formationà (Bac +2) + expérience ou/et connaissance
en droit.
Qui
sont ces futurs détectives ?
Les étudiants
que nous formons ont choisi de venir se former avec nous, et
nous les avons choisis. C'est sans doute un des éléments
du lien, du réseau qui se crée dès l'entrée à l'école
et qui va demeurer tout au long du parcours professionnel.Néanmoins
nous nous posons très régulièrement la question
du " comment sélectionner?" .. Nous avons optés
pour une sélection en fonction des aptitudes : nous voulons
avoir affaire à des personnes aptesà exercer le
métier de détective . Cette sélection prend
en compte les éléments qui vont faire de lui un
acteur pertinent de la profession et non son niveau de connaissances
.
Quelles
sont les qualités recherchées ?
Lors
de la sélection les pré-requis sont évalués
sur six critères d'aptitudes à la profession :
-
La culture générale (curiosité) , la sagacité,
- La compréhension des règles juridiques, administratives
;
- L' aisance dans l'expression écrite et orale.
- La rapidité d'exécution ;
- Capacité de synthèse et de hiérarchisation
;
- L'éthique .
- La disponibilité.
Un
postulant détective doit manifester
de l'enthousiasme mais il ne doit pas avoir une idée caricaturale
de détective
:film, télévision, lecture. Il
doit être ambitieux, sans être arriviste; aimer l'aventure,
sans en ignorer les risques physique et juridique;
Quelques
autres qualités peuvent être demandées :
-
Une maîtrise de son véhicule (ou expérience
de conduite) ;
- Une bonne santé et une bonne capacité de travail
de travaille en équipe,
- Flexibilité.
Nous
cherchons en premier lieu à ne pas intégrer
des candidats qui manifestent des lacunes en relation avec les
critères précités. Les écoles
contribuent à l'immobilisme dans le renouvellement des élites
au regard de leur formatage. La peur de la mixité et des
expériences conduit inévitablement à l'appauvrissement
des acteurs de la profession .
Ces
principes posés, il reste à dégager le contenu
de ces tests de recrutement, et leurs inévitables dérives
possibles.
-
Tester la culture générale et les connaissances
en droit;
- Tester le goût de l'investigation;
- Tester la capacité d'empathie;
- Tester la motivation;
- Tester la sagacité.
Evolution
de la formation :
Nous
avons mis en application
une liste de critères « officiels » établis
paritairement par la branche professionnelle (Comité de
Pilotage) afin d'établir la reconnaissance
d'une école
par la profession telle que l'IFAR :
1
- Une expérience et une ancienneté minimales
d'au moins (trois ans) et l'inscription au RNCP ;
2 - L'existence d'un conseil pédagogique paritaire ou
( comité de pilotage) , au sein duquel siègent les
responsables pédagogiques de l'école, des représentants
des organismes paritaires.
3 - Une durée minimale de formation de 1200 heures.
4 - Des contenus obligatoires (droit; et techniques d'investigations);
5 - Des équipements techniques nécessaires (informatiques,
voitures, matériels de contres mesures );
6 - Un stages pratique obligatoire d'au moins 2 mois;
7 - Une attention particulière et une aide au marché de
l'emploi età l'insertion des demandeurs d'emploi ;
8 - Un rapport d'activité annuel ;
9 - Des démarches faites pour les prises en charge (rémunération
et coût du stage).
10 - L'adoption d'une charte éthique de la profession
de détective;
11 - Une grille de sélection d'entrée en formation
;
12 - Un lien effectif avec le département Universitaire à la
formation professionnelle;
13 - Un désintéressement financier.
Nous
souhaitons que la certification au RNCP tienne compte des conditions
minimales à réunir, selon des critères élaborés
par le "comité de pilotage des formations" et
la "branche professionnelle" . Ces critères
devraient être arrêtés en novembre prochain
après la tenue du comité de pilotage de l'IFAR à la
Maison des Professions libérales de Montpellier.
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